Le quotidien d'un directeur d'école

L'école vue de l'intérieur :les réflexions, au jour le jour, d'un directeur comme les autres dans une école comme les autres.

mardi 18 septembre 2007

Omelette

Une de nos maîtresses de cp pourtant expérimentée, c'est une des plus anciennes de l'école, d'habitude énergique semble accablée par ses élèves et leurs familles cette année.

Tout d'abord une moindre participation des parents à la réunion de rentrée pourtant traditionnellement  assez suivie au moins pour " l'entrée à la grande école". Puis malgré les recommandations formulées lors de cette réunion et du jour de la rentrée à tous les parents de regarder chaque jour le cahier de correspondance, seuls quatre cahiers ont été signés à la fin de la semaine. Il y a effectivementde quoi se décourager .

Ajoutez à cela, le découragement d'une maîtresse stagiaire, prenant la classe en fin de semaine pour préparer un examen et l'impression, sans doutes justifié par  l'incapacité de ces élèves à montrer une quelconque attention à ce que dit la maîtresse.

Petit anecdote amusante et significative: Ce lundi matin, dans un cartable, en lieu et place du fameux cahier signé, devinez ce que la maîtresse trouve? Un oeuf frais bien entendu écrasé. Une petite demi-heure de nettoyage pour de nouveau découvrir  en début d'après-midi d'autres eufs et des yaourts !

La maîtresse demande alors à notre assistante de téléphoner à la famille pour l'en informer et s'enquérir de la raison de la présence de ces ingrédients.

La maman qui ne doit pas en croire ses oreilles, me rappelle au bureau pour me dire qu'elle ne comprend pas le coup de fil qu'elle vient de recevoir. Mettant même en doutes ce que ce coup de téléphone lui a appris. Il ne pouvait être question de sa filles. C'était certainement une erreur!

Je prends le temps de me renseigner et de me faire confirmer cette étrange histoire et rappelle la maman qui donc est bien obligée de me croire. Evidemment, la parole du directeur...

Mais on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs et de la pédagogie sans prendre de risques. Tant que les oeufs ne sont pas destinés à être lancés sur les enseignants!

Posté par danledir à 07:26 - Commentaires [3] - Permalien [#]

Commentaires

    question subsidiaire

    "Evidemment, la parole du directeur..."...
    suite à cette ellipse, j'aurais une question:
    j'ai pu constater x fois à quel point la parole d'un homme vaut toujours plus que celle d'une femme, quand bien même les deux exerceraient au même niveau de classe, voire l'un (homme) remplace l'autre (femme) pour un temps très court, à quel point Il est plus "entendu" que Elle.
    En tant que directeur, donc avec ce statut là, vous êtes hors mise en parallèle d'un collègue dans le même établissement, mais avez vous pu remarquer si vous devez intervenir plus pour "soutenir" les enseignantes plutôt que les enseignants?
    NB: je sais que la (première?) réponse risque d'être 'mais non voyons'... tellement nous sommes conformés à croire en une égalité réalisée dans la Maisonmammouth, mais promis l'assignation de genre, c'est tellement pourtant le cas...y compris la répatrition des tâches autour de la.. salvatrice machine à café

    Posté par mebahel, mercredi 19 septembre 2007 à 15:52
  • Parité sur terre aux hommes de bonne volonté

    Vous avez tout à faut raison. Les femmes sont souvent beaucoup plus mises en cause que les hommes. Et les relations ne sont pas les mêmes. C'est vrai aussi quand j'inscris un nouvel élève. cela fait en général plaisir aux parents quand il va dans la classe d'un homme. il sera obligatoirement bien "tenu" ou "serré".

    Posté par Dan Ledir, mercredi 19 septembre 2007 à 18:53
  • Voilà...

    Merci pour votre réponse
    D'où je conclus... y'a du boulot..
    Je m'autorise à mettre un lien vers votre article sur mon blog.
    ici:
    http://hesed.over-blog.com

    Si problème dites le moi, je le retire, bien sûr.

    Posté par mebahel, vendredi 21 septembre 2007 à 19:01

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