Le quotidien d'un directeur d'école

L'école vue de l'intérieur :les réflexions, au jour le jour, d'un directeur comme les autres dans une école comme les autres.

jeudi 17 janvier 2008

En vrac

D'abord, l'élève de CE1 qui a fait déjà de multiples séjours dans mon bureau qui arrive avec un portable. Il prétend que sa mère lui a donné, puis a coupé la sonnerie pour qu'il ne se la fasse pas prendre. Je laisse un message sur le portable de la mère qui bien entendu ne me rappellera pas.

Ce sont ensuite deux élèves qui se sont battus en arrivant à l'école. Ce sera pour eux le tarif habituel: un petit texte à copier sur la violence et ses conséquences, ainsi que la marche à suivre pour ne pas en arriver là.

Pendant la récréation, je revois le premier élève qui malgré mes recommandations récentes a réussi l'exploit de bousculer violemment 5 élèves en l'espace de quelques secondes d'inattention de la maîtresse.

Puis ce fut l'arrivée dans mon bureau d'une cohorte d'enfants se plaignant du comportement et des provocations verbales et grossièretés de leur camarade.

Je la vis d'ailleurs, un peu plus tard, dans mon bureau. C'était celle là même dont nous attendions le père pour le soir afin de lui expliquer que sa fille écrivait des choses plutôt grossières sur le tableau de la classe puis essayait de faire accuser ses camarades.

Je croyais m'accorder quelques instants de pause pendant le repas en discutant sagement de choses et d'autres avec mes collègues. c'était sans compter sur deux élèves de CM2 qui en étaient venus aux mains. On vint donc me chercher la maîtresse de surveillance n'en venant pas à bout.

Ce fut ensuite l'arrivée d'une autre maîtresse de service outrée par le comportement d'un élève qui non content de ne pas lui obéir s'entêtait à lui répondre et à vouloir avoir raison envers et contre tout.

Pour finir, on m'amena deux élèves qui avaient réussi à casser la vitre d'une voiture en stationnement à proximité de l'école. Ils s'accusaient  mutuellement bien entendu et il fallut du temps et toute la persuasion d'un tiers pour que le coupable veuille bien se dénoncer. Là aussi, coup de fil aux parents que je dus recevoir en fin d'après-midi. Prévoyants, ils vinrent avec l'attestation de leur assurance.

Beaucoup de temps donc pour recevoir tous ces élèves, les écouter les sermonner, dialoguer, leur expliquer, etc.

Pris individuellement et une fois la crise passée, ils furent tous à peu près capables de reconnaître leur erreurs, de s'excuser et  de se montrer plutôt corrects.

Si vous avez vraiment peur de vous ennuyer dans votre métier, prenez donc une direction d'école!

Posté par danledir à 19:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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