Le quotidien d'un directeur d'école

L'école vue de l'intérieur :les réflexions, au jour le jour, d'un directeur comme les autres dans une école comme les autres.

mercredi 23 septembre 2009

Refus de l'échec scolaire

Petit rappel à propos de la journée du refus de l'échec scolaire de demain, mercredi 23 Septembre
Bonjour,

La deuxième édition de la "Journée de refus de l'échec scolaire" aura lieu demain, le mercredi 23 septembre à Paris, Lyon et Nantes.

France 5 Éducation et l'AFEV vous proposent, si vous êtes à Paris, d'assister à l'après-midi de débat qui aura lieu de 13h30 à 18h00 à la Bellevilloise, 19-21 rue Boyer - Paris 20e (métro Gambetta ou Ménilmontant).

Les débats auront lieu en présence de François Dubet, parrain de la Journée

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vendredi 18 septembre 2009

Casse-tête Darcosien

Et que je te supprime le samedi matin.

Et que je te colle des heures d'aide personnalisée...

Et que je te mets de l'accompagnement éducatif gratuit...

Et que je me barre dans un autre ministère...

Quid des études  payantes ?

Quid des centre de loisirs eux-aussi payants?

Quid des rythmes des élèves?

Après les cafouillages de l'an dernier, dus à une absence pratiquement totale de concertation et à une mise en place ultra rapide de ces nouveaux dispositifs, nous aurions pu penser à plus de sérénité pour cette année.

Pas du tout, ça va devenir plus compliqué que l'an dernier.

Nous avions réussi à imposer un horaire unique pour les heures de sorties. Cette année, il a fallu donner de la souplesse, c'est à dire permettre à chacune des nombreuses écoles de choisir ses horaires d'aide personnalisée, d'accompagnement éducatif.

D'où des problèmes insurmontables et des traitements différents suivant chaque école.

Là on a décidé d'accueillir en priorité les enfants dont les parents travaillent.  Logique. Ceux qui ont donc des ressources mais à qui on offre un accueil gratuit. Quant à ceux qui ne travaillent pas donc n'ont pas forcément les moyens de payer le centre de loisirs ils se voient interdits d'accompagnement éducatif gratuit. Un comble pour une mesure qui se voulait de justice sociale.

Ici, c'est l'inverse, on accueille tout le monde pour ne faire de discrimation mais comme la demande est plus forte que l'offre, ce ne sera qu'une fois sur deux ou sur trois ou bien la première partie de l'année. D'où la colère légitime des parents qui n'ont plus de mode de garde pour le soir.

Il y a bien les centre de loisirs mais ceux-ci ne lâchent les enfdnts que plus tard, projet éducatif oblige. Qui pourrait les en blâmer?

Quant aux études, elles n'existent pratiquement plus. Quel enseignant serait assez fou pour travailler plus et gagner moins? Quel parent accepterait de payer ce qu'on lui a promis gratuit?

Merci qui?

Merci Xavier...

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mercredi 16 septembre 2009

Rendez-vous !

Cela pourrait être une injonction. C'est aussi dans le langage courant, et pour un élu: très courant, le fait de recevoir les familles sollicitant une entrevue pour des problèmes divers. Problème sur lesquels il va bien falloir se pencher en essayant de les résoudre.

Aujourd'hui, ce fut plutôt un joiur faste. c'est à dire une joiur ou la plupart des problèmes qui me furent exposés ont pu trouver une solution.

Au menu de ce jour:

-une famille hébergée: le père présent depuis plusieurs années sur notre territoire,  travaillant faisant venir sa femme et son enfant. Qui pourrait lui reprocher? les solidarités familiales jouant, c'est la soeur qui a accueilli la famille. A l'horizon, à terme, de nouveaux demandeurs de logement qui viendront grossir le nombre impressionnant de demandeurs de logements sociaux déjà recensés.

- une demande de rapprochement de fratrie sur un même groupe scolaire. c'est un classique. Nous avons malheureusement des écoles maternelles isolées sans école élémentaire à proximité. Résultat: quand un grand frère ou grande soeur passe au cours préparatoire, la famille demande une dérogation de secteur scolaire pour rapprocher la fratrie. Impossible à faire, sauf pour quelques exceptions dûment analysées, au risque de vider une école et d'avoir une liste d'attente assez longue sur une autre... de plus, la discussion avec le père de famille semble faussée par des relents de communautarisme voir religieux difficilementr compatibles avec les principes de laïcité de notre école publiques.

-une demande de prise en charge de l'enfant à la cantine sachant que la maman ne travaille pas. C'est un gros soucis cette année. De nombreuses demandes ne peuvent être prises en compte à cause du manque de places. Une fois les règles rappelées, il faut  bien étudier les cas particuliers qui amèneront un traitement différent. Ce fut le cas cette fois-ci mais il y faudra une discussion approfondie avec la direction de l'école pour arriver à un résultat positif.

-une demande de changement d'école pour des raisons de trajet trop long. Relativisons, en milieu urbain, les distances qui paraissent trop longues ne dépassent pas ou rarement les 500 mètres. IL y faut beaucoup d'explications, de pédagogie, d'écoute pour arriver à une compréhension de ces relatives difficultés. Toujours est-il qu'il faut être à l'écoute pour apporter des réponses. Là, ce fut possible de rapprocher l'enfant du lieu de travail de son père. En plus, cela permettra de libérer une place dans une autre école et d'"accepter un élève en liste d'attente. Bonus: deux heureux pour le prix d'un.

Les deux autres rendez-vous ne se présentèrent pas. Espérons que  leur problème s'est résolu tout seul...

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lundi 14 septembre 2009

OUF

Je vais peut-être pouvoir respirer un peu. La rentrée se termine. La plupart des enfants sont maintenant rentrés. Ceux qui ne se sont pas présentés sans aucune excuse sont maintenant radiés, ce qui nous permet de proposer les places disponibles aux enfants inscrits sur les listes d'attente en maternelle. En élémentaire, on s'appuie sur les écoles proches du secteur pour éviter des classes trop chargées dans les écoles concernées.

Les nombreuses ouvertures de classe ont heureusement été obtenues pour répondre au besoins de l'augmentation démographiques, de l'arrivé de nouveaux habitants, de l'augmentation massive des hébergements dûs en grosse partie à la crise entraînant expulsions et chômage.

Depuis le 25 août ce sera plus de cent familles reçues en rendez-vous. Leurs demandes sont variées. Cela va d'une demande d'un tarif de cantine moins cher que celui calculé par les services, d'une inscription d'un enfant qui ne dispose pas de tous les papiers nécessaires, d'un hébergement sans adresse officielle, de la demande d'une inscription d'un enfant de deux ans alors que tous les trois ans ne sont pas encore inscrits, ...

Ensuite, ce sera le traitement de toutes les demandes des écoles, le suivi  et le démarrage des projets pour les collèges et les lycées, la réponse au demandes des parents quant à la restauration scolaire, l'aide à la médecine scolaire et j'en passe.

De quoi bien s'occuper . On en reparlera.

Posté par danledir à 23:39 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 2 septembre 2009

Attention écoles et Travaux

La dernière étape d'un long parcours. Ca commence par le tour des écoles de la ville. De début novembre jusqu'à début décembre des réunions avec chacune des écoles, leur direction les représentants des parents d'élèves, des persnnels. Là se déroulent plus ou moins bien selon les personnalités des participants les demandes de travaux. Certaines ne sont que la répétition des années précédentes. S'y rajoutent de nouvelles demandes toutes plus urgentes les unes que les autres.

Vient ensuite le moment du chiffrage par les services techniques puis le choix douloureux des priorités car bien évidemment le montant des travaux répertoriés ne correspond pas à l'enveloppe budgétaire disponible.

Chaque équipe d'établissement n'ayant pas d'éléments de comparaison estime bien sûr que "ses travaux" sont incontournables. Comment leur faire comprendre que l'école dont les peintures s'écaillent sur les élèves parce qu'elle n'a pas été repeinte depuis une trentaine d'années ( eh oui ça existe...) doit passer avant la remise en état des sols amortissants des cours de récréation; Les mêmes hurleront aux augmentations d'impots locaux qui seraient pourtant la seule solution pour entretenir à un juste niveau ces équipements.

Les travaux se déroulent ensuite principalement pendant les vacances scolaires. Contrairement à tout ceux qui disent que celles-ci sont trop longues, les programmeurs considèrent l'inverse. D'autant plus que les mois d'été ne sont pes les meilleurs pour avoir les entreprises. Donc un gros travail de suivi des chantiers pour qu'ils soient bouclés pour le jour J.

Ensuite, ce sera comme aujourd'hui la visite des écoles avec le maire pour faire le point sur tous ces travaux.

Mais un sentiment d'avoir à gérer le tonneau des Danaïdes. Sans une bonne réforme du financement des collectivités, ce sera toujoyurs difficile pour nos communes bien moins pourvues que d'autres.

Posté par danledir à 08:33 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 1 septembre 2009

Rentrez ! ....

On a besoin de vous.

Eh oui, pendant ces déjà anciennes vacances , de nombreux enfants se sont inscrits à l'école. Enfin pas vraiment eux mais leurs parents qui ont fait le nécesssaire. Rien que pendant l'été 250 nouveaux inscrits! Comment faire des prévisions dans ces circonstances? Heureusement, nous avions enregistré un nombre important de radiations à la fin de l'année.

Hélas, le nombre d'ouvertures de classes demandées et acquises l'an dernier ne suffit pas encore. Il va en falloir au moins deux de plus en maternelle. ce qui portera le total à 13. Un nombre porte bonheur. Malgré cela il y aura certainement une liste d'attente dans plusieurs écoles maternelles.

Le ramadan ne va pas nous faciliter les choses, car nombre d'élèves ne seront pas encore rentrés. Sans compter ceux qui de toute façon rentrent plus tard car les billets d'avion et debateau sont bien sûr moins chers après la rentrée. Comment leur en vouloir?

Voilà une rentrée qui s'annonce serrée. En élémentaire, les effectifs ont aussi augmenté et certaines classes vont être bien chargées. Nous sommes à la conjonction de trois phénomènes: une augmentation des naissances depuis 1999 avec une pause et une remontée régulière depuis 2003, la livraison de nouvelles constructions donc l'arrivée de nouvelles familles sur la ville et le phénomène de plus en plus important de familles hébergées par d'autres - crise du logement oblige- et donc d'un nombre important d'enfants supplémentaires à accueillir: l'équivalent actuel de deux grosses écoles. D'où cette augmentation régulière du nombre de classes à ouvrir chaque année.

Il faud donc construire des écoles...

Posté par danledir à 00:27 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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