samedi 10 mai 2008
Service minimum, revenu maximum
Revoilà le service minimum. Il est vrai que comme on nous le serine depuis quelques temps, tout cela figurait dans les propositions de notre président.
J'avais déjà écrit sur cette question. J'en concluais que nous étions déjà au service minimum depuis longtemps et que cela n'avait pas l'air de vouloir s'arranger. Les propositions de fermeture de classe ou de suppressions de postes qui vident les bahuts et remplissent les rues ces derniers temps ne me démentiront pas.
Mais une nouvelle circulaire vient de nous ariverElle est assez plaisante.
On y reconnait qu'il s'agit de limiter l'accueil à un service de surveillance des enfants mais qu'on ne peut lui appliquer les règles qui régissent les centres de loisirs, ni pour le taux d'encadrement, ni pour les qualifications des animateurs, ni pour les modalités d'assurance. En revanche la commune reste responsable en cas d'accident.
Là ou cela devient juteux, c'est au niveau des rémunérations: l'état versera à la commune 90 € par jour par groupe de 15 enfants accueillis, donc 180 de 16 à 30, 270 de 31 à 45, etc.
Un bon conseil pour les collègues surtout débutants:
- Mettez vous en grève, on vous ponctionnera de 50 à 60 euros par jour, correspondant à 1/30ème de votre traitement.
- Inscrivez-vous auprès de la commune pour assurer le service minimum, aucune qualification, ni diplôme n'est requis.
- Acceptez de prendre plus de trente élèves puisqu'il n'y a aucune règle.
- Et touchez 270 euros amputés des charges que retiendra la commune.
Le lendemain, reconduisez la grève et continuez ainsi...
vendredi 28 mars 2008
Remise à niveau ou d'équerre ?
Les collègues sont plus que dubitatifs.
D'abord, aucun volontaire dans mon école pour encadrer ces stages. Je les comprends. Après 6 semaines passées avac leurs élèves ils aspirent à une quiétude bien méritée. Dans l'école voisine, seuls quelques collègues ayant certainement des soucis financiers ont accepté d'être volontaires.
Ensuite, le discussion a lieu sur la décision ou non de proposer ce dispositif aux parents.
Les avis sont assez partagés. Voilà les propos entendus en réunion d'équipe pédagogique.
L'efficacité du dispositif ne semble pas flagrante. Cette mesure fait plutôt gadget et ne résoudra aucun des problèmes que nous rencontrons avec les enfants en difficultés.
La peur de voir disparaître les réseaux d'aide pointe son nez. Déjà qu'on leur supprime leur prime ZEP au prétexte qu'ils sont rattachés à une circonscription et non à une école.
Certains collègues pensent aussi que le pouvoir d'achat n'est pas prêt d'augmenter si l'on commence à accpeter ces heures supplémentaires défiscalisées.
D'autres sont persuadés qu'il s'agit d'un premier couop de canif dans le statut des enseignants et que leur participation dans ce dispositif pendant les vacances deviendra vite obligatoire.
D'un autre côté, on pense qu'il est difficile de priver les familles d'un dispositif gratuit alors que certains plus aisés peuvent payer ce type de prestation à leurs enfants pendant les vacances.
Que cerains enseignants acceptent bien de donner des cours privés, souvent au noir, sans plus d'état d'âme que cela.
Que d'autres ne se privent pas de mettre leurs enfants dans des écoles privées pour les metre à l'abri d'un service public qui ne remplit plus sa mission.
Certains pensent qu'il faut essayer de jouer le jeu pour cette fois et qu'il sera toujours temps d'en tirer des conséquences et d'en mesurer l'efficacité pour prendre une décision pour les prochains stages des vacances d'été.
La discussion continue en attendant une prise de décision. Nous avons déjà dépassé les dates limites de dépot de candidatures et de propositions à faire aux parents.
L'important serait d'avoir une position commune sur la ville. Ce qui est loin d'être gagné.
mardi 18 mars 2008
Consultons, consultons,...
Voilà de l'ambition:
Notre ministre, déjà battu dans les urnes dans sa bonne ville de Périgueux, alors qu'il fut soutenu par notre président lui-même, repart à la recherche des voix qui lui ont manqué.
Il faudrait maintenant que l'on approuve ses nouveaux (?) programmes. ne reculant devant rien, il organise une consultation nationale! Tous les professeurs des écoles devront lire ces nouveaux programmes -imprimés à leurs frais- et donner leur avis.
Pour ce faire le samedi matin prochain est libéré pour les élèves. Encore trois heures de cours en moins. Les parents qui auront ainsi un week-end de trois jours vont être ravis.
J'ai peur pour lui que les enseignants aient le même réflexe que les citoyens de Périgueux. Mais qui va garantir la prise en compte des commentaires faits par les enseignants?
J'ai bien peur pour nous que les résultats de cette consultation soient faussés et les résultats déjà écrits.
J'ai encore en mémoire la grande consultation sur l'école qui n'avait eu aucune répercussion sur quoi que ce soit. Et pourtant, nous avions accepté, pour la plupart d'entre nous, de jouer le jeu.
L'ONU peut-elle nous envoyer des observateurs internationaux pour garantir le bon déroulement de ce troisième tour pour notre ministre?